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Le témoignage de Nathalie Coppola, Directrice Générale de Captain Tortue

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Le témoignage de Nathalie Coppola, Directrice Générale de Captain Tortue

CAPTAIN TORTUE EST LE LEADER EUROPÉEN DE LA VENTE À DOMICILE DE PRÊT-À-PORTER FÉMININ

 

 

 

Étiez vous prêt pour affronter la crise ?
Comme tous, nous avons été surpris par la crise. Mais lorsque le 16 mars nous avons décidé de nous organiser pour l’affronter, le 17 tout était en place. Nous avons l’habitude de travailler en mode projet, donc cela a été rapide de passer du présentiel au digital et cela s’est fait de façon structurée. Nous avons doublé le nombre de comités de direction par semaine. Et nous poursuivons sur ce rythme, même en déconfinement. Tout cela n’aurait pas été possible si nous n’avions pas anticipé d’évoluer vers une stratégie digitale dont la première phase était lancée depuis septembre dernier, avec l’accompagnement de Nicolas Requillart, CDO de Siparex.

Comment votre activité a-t-elle été impactée par la période de confinement ?
L’activité a été fortement impactée sur les premières semaines car nous avons stoppé net nos ventes à domicile. Nous avons alors demandé aux vendeuses de travailler via des outils digitaux, alors que ce n’est a priori pas facile pour le prêt à porter. Nous leur avons créé une chaîne Viméo avec des tutoriaux pour les guider sur la vente à distance, des packages digitaux, du nouveau matériel de vente (« lookbook »). Nous sommes ainsi passés de 0 à 1 200 ateliers digitaux qui ont remplacé les réunions physiques.

En 2 semaines nous nous sommes réinventés avec beaucoup d’enthousiasme. En approchant les clientes par Facebook, Instagram et des groupes privés Whatsapp, nous avons fait connaître Captain Tortue à une nouvelle clientèle qu’on ne touchait pas.

Comment vous projetez-vous dans les prochains mois ?
Nous nous projetons avec beaucoup de dynamisme et de confiance car le mix atelier physique + digital nous offre des opportunités incroyables. Nous ne nous étions pas imaginé que les ateliers digitaux atteindraient aussi rapidement un tel niveau de ventes. Certaines vendeuses font même de meilleurs chiffres ! À titre illustratif, nous avons réalisé la semaine du 18 mai un chiffre d’affaires de 1,3 M€, supérieur à celui de la même période l’an dernier alors qu’on était en ventes privées.

Cette crise impactera-t-elle votre business model, si oui comment ?
La crise aura été pour nous un accélérateur de transformation. Je ne l’aurais jamais cru. Un réseau de vendeuses qui se retourne complètement en s’appropriant ce nouvel outil, une nouvelle clientèle, c’est un énorme changement de paradigme. Coté recrutement nous attirons plus de jeunes. Alors que cela n’était pas prévu nous avons recruté plus de 300 conseillères de mode pendant le confinement. Et ce sont des profils intéressants. Nous sommes maintenant convaincus que le recrutement digital doit s’ajouter au recrutement physique. C’est l’opportunité de rajeunir le réseau en accélérant l’arrivée de jeunes trentenaires.