PPE3 : Un cap clarifié au service de la souveraineté énergétique et du nucléaire
Tersedia poursuit activement sa trajectoire de développement avec l’acquisition de Pepperbay System, basée à Mulhouse, et d’IT-Med, implantée à Marseille. Cette double opération renforce à la fois son maillage territorial en France et son expertise technologique dans les infrastructures critiques et la cyber-résilience.
Acteur français reconnu des services d’infrastructure IT, Tersedia consolide une stratégie fondée sur la proximité client, la souveraineté numérique et l’excellence opérationnelle. Fondée en 2000, Pepperbay System s’est imposée comme un partenaire de référence des PME et ETI de l’Est de la France, avec une forte expertise en infogérance, supervision et automatisation, ainsi que des solutions d’hébergement certifiées ISO 27001 et HDS. Créée en 2010, IT-Med accompagne pour sa part les entreprises dans la conception et le déploiement d’infrastructures informatiques, en s’appuyant sur une équipe locale agile et expérimentée.
Ces acquisitions permettent à Tersedia d’élargir significativement son empreinte géographique au-delà de l’Île-de-France, tout en renforçant ses expertises pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité et de conformité réglementaire. Elles s’inscrivent dans la continuité du rachat de Kerberos en 2024 et constituent les troisième et quatrième opérations de croissance externe réalisées depuis l’entrée de Siparex Entrepreneurs au capital en 2022.

Benoit Desforges, Partner Fonds France Nucléaire
La publication officielle de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) 3 marque une étape structurante pour la politique énergétique française, tout spécialement pour le secteur du nucléaire. Si le contenu était largement attendu, sa formalisation apporte un élément essentiel : une orientation claire, qui apparaît cohérente avec les enjeux actuels, offrant une lisibilité sur la politique énergétique française pour les acteurs industriels et les investisseurs, dans ses différentes composantes.
La précédente programmation, devenue obsolète — notamment sur le nucléaire avec l’hypothèse de fermeture de 14 réacteurs — n’était plus à jour des enjeux stratégiques. La PPE3 acte désormais une orientation assumée autour de quatre priorités : souveraineté énergétique, compétitivité économique, décarbonation et maîtrise des prix.
Le signal le plus fort concerne le nucléaire, avec une relance massive et structurée autour de trois piliers :
Ces orientations confirment les annonces successives des dernières années et offrent désormais une visibilité indispensable aux industriels. Pour l’écosystème et les entreprises de la filière, il ne s’agit pas d’un bouleversement, mais d’une confirmation structurante qui consolide les décisions d’investissement, d’embauche et de montée en capacité.
L’objectif de production d’électricité nucléaire est revu sensiblement à la hausse, renforçant le rôle central de l’atome dans le mix énergétique français.
Le soutien aux énergies renouvelables (ENR) est maintenu, même si les ambitions quantitatives sont ajustées à la baisse. L’élément clé réside dans la clarification du cap, mettant fin à une période d’incertitude politique.
La communication gouvernementale insiste – à juste titre – sur la complémentarité entre nucléaire et renouvelables, position désormais assumée. Pour la filière, le signal est jugé positif : il redonne une dynamique, notamment au solaire, à l’éolien offshore, où de nouveaux projets et appels d’offres sont désormais attendus et un soutien à l’éolien terrestre qui devrait évoluer davantage vers l’optimisation des parcs existants.
Troisième axe majeur : l’électrification du mix énergétique. Les réactions des syndicats professionnels et industriels traduisent un accueil globalement favorable, compte tenu de l’orientation très marquée vers l’électricité comme vecteur principal de décarbonation.
Dans le logement, la trajectoire confirme :
Dans la mobilité, l’objectif de 100 % de véhicules électriques en 2035 et 170 000 bornes de recharge s’inscrit dans la continuité des orientations européennes, sans rupture majeure.
Le véritable enjeu se situe là, dans la bascule du mix énergétique vers davantage d’électricité, vecteur de décarbonation. La PPE traite le trilemme énergétique – décarbonation, sécurité d’approvisionnement, coût – principalement sous l’angle de la production. Or, l’enjeu central se situe désormais du côté de la demande. Il consiste en particulier à favoriser :
Des pays comme la Chine ou la Corée ont engagé cette transformation structurelle de la demande ; il est essentiel que La France réussisse dans cette voie-là également.
En synthèse, pour le nucléaire, la PPE3 apporte la confirmation d’une relance massive, et c’est un signal fort dans toutes les catégories du jeu (nouveaux réacteurs, prolongation du parc, infrastructure combustible) ; pour les ENR, elle apporte un signal positif, à la fois parce qu’il clarifie en sortant de l’attentisme et que le cadre fixe des objectifs de développement, bien que revus à la baisse ; pour la mobilité, l’impulsion est dans la continuité, de même que pour le logement, avec des dispositifs qui doivent être clarifiés. Enfin, la réussite de ces enjeux dépendra aussi de la capacité à atteindre une réelle trajectoire d’électrification et de conversion du mix énergétique vers davantage d’électricité.