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Le témoignage d’Emmanuelle Fauchier-Magnan, COO & co-Founder de Skello

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Le témoignage d’Emmanuelle Fauchier-Magnan, COO & co-Founder de Skello

LA STARTUP PARISIENNE SKELLO A CRÉÉ UNE PLATEFORME SAAS DE GESTION ET DE PLANNING DES PERSONNELS POSTÉS, PERMETTANT DE COMMUNIQUER EN TEMPS RÉEL AVEC LES ÉQUIPES, DE TRAITER AUTOMATIQUEMENT LA PAYE ET DE PILOTER LES ACTIVITÉS SUR PLUSIEURS POINTS DE VENTE ET SITES.

 

Étiez-vous prêt pour affronter la crise ? Comment se sont passés les débuts du confinement ? Qu’avez-vous mis en place ?
Nous n’avions jamais expérimenté le télétravail massif. Chez Skello l’esprit d’équipe est très fort et il se nourrit de la présence physique. Nous avions donc un gros challenge devant nous. Sans remettre à plat toute la culture d’entreprise, il a fallu néanmoins nous réinventer pour maintenir cet esprit. Nous avons mis en place de nouvelles méthodes de travail et développé une culture de l’écrit qui n’était pas assez développé pour ce mode de travail à distance.

Nos équipes commerciales, qui fonctionnent beaucoup en mode challenge, ont dû aussi s’adapter pour trouver une autre façon d’animer leurs collaborateurs.

Comment votre activité a-t-elle été impactée par la période de confinement ?

Notre activité a nécessité aussi une réorganisation. Initialement, Skello adressait essentiellement les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Heureusement, nous avions engagé une diversification sectorielle il y a deux ans. Si beaucoup de nos clients ont dû cesser leur activité, les entreprises de la GMS alimentaire, le pharmacies ou encore les sociétés de services ont continué à bien fonctionner. Nous nous sommes donc recentrés sur ces secteurs et nous avons maintenu une activité, même si c’était avec une voilure plus réduite.
Notre équipe commerciale a fait preuve d’une grande agilité. À la fois pour aller chercher des clients sur de nouveaux secteurs d’activité et pour travailler sur l’accompagnement. Pour cela, nous avons pu compter sur nos collaborateurs de terrain, ceux qui travaillent au contact direct des clients. Tout en adaptant leur approche, en y allant plus subtilement, car beaucoup des entreprises étaient très affectées, ils ont pu les aider à traverser la crise. Certains hôtels et restaurants ont profité de la période pour mettre en place des nouveaux outils que nous leur avons proposés.

Comment vous projetez-vous dans les prochains mois ?
La priorité est à la reprise, en nous concentrant sur le moyen terme. Comme beaucoup d’entreprises de notre secteur, nous avons pris du retard sur notre développement. Mais nous avons fait en sorte que ce retard soit minime en allant rapidement chercher de nouveaux clients. Et en gardant les existants ! Nous savons que l’été sera difficile et que la reprise est incertaine, certains de nos clients vont fermer. Nous travaillons sur plusieurs scenarii. Du point de vue des ressources humaines, lorsque nous serons de retour au bureau, nous allons devoir tirer un bilan. Tout le monde a été très soudé pendant la crise, mais certains ont mal vécu le confinement. Nous allons écouter chacun, et réfléchir à ce que nous souhaitons garder de cette nouvelle organisation, et à ce qu’il nous faut faire évoluer dans nos valeurs d’entreprises.

Cette crise impactera-t-elle votre business model, si oui comment ?
Nous allons devoir élargir notre base clients à de nouveaux secteurs d’activité. Nous devons aussi prioriser le type de produits que nous allons développer : le focus sera mis sur les solutions dont les fonctionnalités apportent gain de temps et d’argent aux entreprises et leur permettront d’optimiser leur performance.