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« Entreprises et Europe, un défi pour les nationalismes » l’édito de Bertrand Rambaud

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« Entreprises et Europe, un défi pour les nationalismes »

Le nouveau rêve américain est de voir l’Europe « éparpillée façon puzzle », comme aurait pu le dialoguer Michel Audiard. Ce ne sera pas encore pour cette fois. En effet, si les partisans du repli sur soi ont progressé lors du dernier scrutin, la poussée des nationalismes a été contenue. On ne peut que s’en féliciter, ce qui n’exempte en rien l’Europe d’une réforme en profondeur de modes de fonctionnement complexes, de son obsession tatillonne de l’uniformisation qui produit sans cesse de nouvelles normes.  Autrement dit, il est urgent qu’elle retrouve une âme.

Mais au-delà des discussions byzantines à Bruxelles pour l’attribution de tel ou tel poste, il existe par ailleurs une Europe solide, indiscutable, bien vivante, et que personne au fond ne songe vraiment à remettre en question, c’est celle des entreprises. Elles incarnent la puissance concrète de l’Europe. Et force est de constater qu’il existe une forme assez déroutante d’antinomie entre la montée des nationalismes d’une part, et d’autre part le nombre croissant d’entreprises françaises qui se déploient en Europe, assurant développement économique et emploi, avec le soutien de l’euro.

En effet, les ETI et PME françaises intègrent de plus en plus cette dimension européenne à leur stratégie de développement. Il est frappant de constater que les entreprises dans lesquelles Siparex a récemment investi ont l’intention de consacrer l’essentiel de leurs nouveaux moyens financiers au renforcement de leur implantation en Europe, voire évidemment bien au-delà. Et elles peuvent s’appuyer sur les implantations de Siparex en Italie et en Allemagne ainsi que sur ses partenaires en Afrique du Nord et au Canada.

Ce mouvement d’internationalisation s’accélère précisément au moment où l’industrie française reprend quelques couleurs, en créant des emplois ce qui n’était pas arrivé depuis près de 20 ans, et que dans le même temps l’attractivité de la France pour attirer les investisseurs étrangers n’a jamais été aussi élevée. Et si l’industrie manufacturière ne représente plus que 12% du PIB français, cela ne tient pas compte du chiffre d’affaires de l’activité des filiales à l’étranger, et ne reflète donc pas le dynamisme des entreprises à l’international qui n’a jamais été aussi fort. Siparex, dont le portefeuille est composé à près de 40% d’entreprises industrielles, est très actif dans l’accompagnement de ce mouvement.

Cette volonté de conquête des entreprises se révèle être un véritable défi lancé à la montée des nationalismes, et c’est une excellente nouvelle.

 

Bertrand Rambaud

Président